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PASCAL AUGER VIDÉASTE

LE VOYAGE À PHILAE

L'élément de départ de ce film est un plan fixe d'une vingtaine de secondes du temple d'Isis sur l'île dite de Philae.

L'idée était de créer un film dont chaque plan utilise cet élément de départ auquel j'appliquai un ou plusieurs effets de miroir -un effet basique d'After Effects- selon, à chaque fois, des paramètres différents. Ainsi on retrouve d'un plan à l'autre les mêmes visiteurs du temple et les mêmes éléments architecturaux mais retournés, symétrisés, dupliqués en quinconce ou encore tête-bêche, suivant la manière dont l'effet est appliqué.

Il s'agissait donc, par cet effet miroir, de construire, à partir d'un élément architectural qui servait de base à la composition des images, des architectures impossibles, baroques et étranges.

L'effet miroir produit des symétries dans l'image qu'il fallait déconstruire à mesure, du moins en gommer certains aspects, parce que les symétries viennent bloquer et recentrer les lignes de l'architecture baroque qu'en même temps elles rendent possible. Afin de pouvoir faire jouer plus librement les multiples facettes des images en miroir j'en viendrai à ne plus utiliser l'effet déjà paramétré dans After Effects. En composant manuellement ces jeux spéculaires, il est possible, par exemple, de décaler dans le temps l'action des différentes parties de l'image en miroir et donc de les dé-symétriser au moins temporellement. Ainsi la construction des images du film est le résultat de ce jeu entre symétrisation et dé-symétrisation.

La musique est enregistrée à partir de sons programmés sur un synthètiseur Korg et mixés avec des bruits d'ambiance.

C'est le même procédé et les mêmes intentions qui sont à l’œuvre dans À la cathédrale. Plus tard je réutiliserai cet effet dans La grande Céleste.

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